Lanceur

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Un lanceur (launcher dans le jeu) est une fusée ayant pour objectif de placer depuis Kerbin en orbite plus ou moins haute une charge utile d'une masse plus ou moins grande, comme des satellites, des capsules habités... Il est à différencier de la fusée dont il est un sous-produit, comme la charge utile.

Types de lanceur

Les lanceurs se subdivisent en plusieurs sous-types. Bien que le plus courant soit le lanceur à plusieurs étages, il en existe d'autres plus exotiques comme présentés ci-dessous.

Lanceur à plusieurs étages

Les lanceurs sont généralement constitués de plusieurs étages afin d'optimiser au maximum la propulsion à l'altitude à laquelle elle est censée travailler. Le plus commun des lanceurs, il est le plus simple à construire et à diriger. Il est constitué de 2 à 3 étages, voir plus, et possiblement des propulseurs à poudre placés en radial.

Différentes capacités

Les lanceurs traditionnels (à plusieurs étages) possèdent différentes capacités opérationnelles de charges à placer en orbite. Elles vont du lanceur léger au lanceur super-lourd.

Lanceur léger

Tous les lanceurs plaçant en orbite une charge de moins de 20 tonnes sont des lanceurs légers. Ils s'occupent généralement d'envoyer des satellites.

Lanceur moyen

Un lanceur est nommé moyen dés lors qu'il place en orbite une masse comprise entre 20 et 50 tonnes. Souvent utilisés, ils interviennent généralement dans la construction de stations spatiales.

Lanceur lourd

Les lanceurs lourds sont capables de placer en orbite une charge utile comprise entre 50 et 100 tonnes. Ils font partis des lanceurs les plus utilisés. Le diamètre en 3,75 mètres devient recommandé pour une telle capacité.

Lanceur super-lourd

La dénomination lanceur super-lourd désigne tous les lanceurs ayant une capacité d'emport de 100 tonnes et plus. Au delà, il n'y a pas vraiment de limites à la taille d'un lanceur, mais à partir de 200 tonnes de charge utile, il devient préférable d'effectuer un assemblage orbital.

Lanceur Orbital Mono-Étage

Attirant aussi de nombreux joueurs, les lanceurs orbitaux mono-étage, plus connus sous la dénomination SSTO, sont des lanceurs qui exploitent la grand ISP des moteurs à réaction dans l'atmosphère, afin d'alléger considérablement le lanceur en carburant. Pour exploiter cela, ils ont généralement un fuselage d'avion spatial. Ils sont extrêmement peu coûteux en carrière grâce à leur récupération sur la piste d'atterrissage. En contre-partie, la capacité d'emport est limitée par la masse morte des ailes dans l'espace. Enfin leur conception et leur pilotage sont complexes. La plupart des SSTOs sont des lanceurs léger d'après leur capacité d'emport.

Navette Spatiale

Une alternative aux deux types précédents, la navette spatiale représente l'hybride entre un lanceur classique et un SSTO. En effet, inspiré par la Navette Spatiale Américaine de la NASA, elle est constituée d'un avion spatial adossé à un réservoir externe dont elle tire son carburant pour ses moteurs fusées, auquel sont apposés des propulseurs à poudre. Cela permet d'allier une bonne capacité d'emport à un coût plus faible qu'un lanceur classique, et est donc à mi-chemin entre les deux. L'atterrissage se fait en planant. Les navettes spatiales sont généralement des lanceurs moyens.


Profils de mission

Lancement de satellites ou de sondes

Les lanceurs sont également chargés de placer un ou plusieurs satellites en orbite (dans le cas d'un lancement multiple).

Assemblage orbital

Les lanceurs peuvent également placer en orbite des modules puis les assembler, afin de construire une station ou un véhicule interplanétaire. Le dernier étage ayant servi à la circularisation doit être capable d'effectuer les opérations d'un amarrage sauf si le module dispose d'une propulsion propre.

Déroulement du lancement jusqu'à l'orbite

Point crucial de tout lancement, de tout programme spatial, de tout ce qui souhaite se hisser jusqu’aux étoiles : la mise en orbite. C’est aussi là qu’une très grande partie de votre carburant sera consommé, car il faut s’arracher de la gravité et soulever tout ce qui est au-dessus, à chaque étage… Autant dire que pour une mission comme celle-là, c’est pratiquement toute la fusée qui y passe et c’est bien normal ! Il est donc indispensable de maïtriser cette phase sans quoi la différence à terme est gigantesque.

Décollage

Le décollage est l'instant où le lanceur allume ses moteurs et se sépare du pas de tir. La fusée nécessite à ce moment un TWR supérieur à 1, et idéalement de 1,5.

Séparation des étages

Lors de la consommation complète d'un étage, celui-ci est largué en tant que débris, et si possible éloigné du reste de la fusée avec des petites rétrofusées (les Sepatron). Le moteur de l'étage suivant est ensuite allumé. Au fur et à mesure de la séparation des étages il convient de baisser la puissance de la propulsion afin de garder un TWR constant et ainsi ne pas avoir de pertes dû à la traîné aérodynamique.

Gravity Turn

Tout l'art de la mise en orbite se trouve dans le Gravity Turn, l’une des méthodes les plus optimales. Le Gravity Turn consiste en la rotation de la fusée pour dessiner le début d’orbite, en utilisant la gravité d’un côté du lanceur. Cela permet de commencer la mise en orbite en acquérant une vitesse horizontale. Pour réaliser ce Gravity Turn, il s'agit de désigner une progression du vecteur prograde d'environ 5° par paliers d'altitude de 1500m. Un excellent repère est de 45° à 12 kilomètres d'altitude. Le Gravity Turn peut néanmoins varier selon la fusée, mais il existe certaines limites : si le Gravity Turn débute trop tôt, alors le lanceur retrouvera son nez pointé sur l'horizon trop bas et allant trop vite il surchauffera voir explosera !

Circularisation

La fin d'un lancement s'effectue généralement par une manœuvre visant à accélérer suffisamment la fusée afin de la placer en orbite basse.

Orbite de transfert

Le lanceur peut également avoir comme mission, une fois la mise en orbite effectuée, d'injecter la charge utile vers une orbite spécifique voir un autre astre. Cela nécessite un deltaV suffisamment grand, même si parfois la charge utile se propulse seule.

Annexes

Articles connexes

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